Le roman Policier.
Où : dans un internat à Villegrand
Quand : maintenant
Personnages : - policier : Mr. Beulemans
- coupable : Marieke Vandamme (-> complice : Justine Bonnet)
- victime : Bf de Pénélope, Angelina
- Sucpecte : complice de Marieke -> Justine Bonnet
- Indices :
- Cause : besoin d'argent (->trafic de drogues)
Complot à l'internat
Chapitre 1 : Journée sportive
« Marieke Vandamme veut l'argent de Pénélope parce que sa famille (mère + petit frère) est dans le besoin. Marieke n'explique pas la cause de son vol, crime, elle n'est pas dans un milieu qui pourrait accepter ce genre de vérité, et elle en a honte. »
L'internat de Villegrand se situait à plusieurs kilomètres du village. Il se trouvait au milieu d'une vaste plaine. De grands bâtiments austères formaient l'internat. Autour, il n'y avait rien, on s'y sentait d'ailleurs quelque peu isolé. On pouvait apercevoir une immense forêt sombre sur le côté droit de la propriété. Le reste ressemblait à de grandes étendues d'herbes folles.
Il est 7h du matin et l'éducatrice rentre dans nos chambres « les filles, il est l'heure, débout et toutes en training ! » Personne n'avait oublié cette fameuse journée sportive. Je m'enfonce encore un peu plus dans ma couette et regardait Justine, ma meilleure amie et ma condisciple de chambre qui dormait encore... On avait l'habitude de faire un peu la grasse matinée surtout un jour comme aujourd'hui. 7h45 nous sortons finalement difficilement de notre lit, toujours en pyjama, nous nous dirigeons en vitesse vers le réfectoire, plus de temps pour une douche évidemment...
Après quelques pistolets, du platekeis et un chocolat chaud, nous sommes renvoyées dans nos chambres pour nous habiller... Justine me dévisagea en voyant que j'enfilais mon jeans et mes slaches, vu sa tête elle attendait une explication. J'ai finalement bredouillé que j'avais oublié mon jogging. Oublier son jogging lors d'un jour entièrement consacré au sport ! Visiblement elle ne comprenait pas, elle n'a jamais vraiment compris en fait.
Dans les couloirs en descendant je croise Pénélope, une de ces filles populaires qu'on envie, qui a de l'argent et des amies, de jolies crolles, une famille et beaucoup de succès auprès des garçons, de beaux points et un super style. Elle aussi, me dévisage croyant, selon elle, que je n'avais encore rien compris. Devançant sa question, je lui réponds que j'ai oublié mes affaires... Pénélope me regarde une seconde fois de haut en bas puis me fait signe de remonter avec elle. Je la suis jusqu'à sa chambre et elle se met à fouiller dans ses affaires. Elle me jette un training blanc à la figure et réplique en rejoignant les autres : « Hé Marieke, ça sera sûrement mieux que ton vieux jeans troué ! » Je reste là, accoudée à la porte de sa chambre, bouche-bée. Pourquoi m'avait-elle fait ce geste ? J'ignorais même qu'elle connaissait mon prénom ! Je finis par l'enfiler et je me joins dans le groupe... Justine me fait un clin d'½il et je lui réponds par un sourire. Les consignes sont données, les groupes se divisent, Pénélope est dans le groupe adverse. Le jeu commence, je sens que je vais me déchainer. Ce n'est pas en me prêtant un vêtement que je vais l'apprécier ! Chouette, j'ai réussi à salir son beau jogging blanc. Il suffit de rater le ballon et de s'étaler dans de la boue. Grâce à la drache d'hier, ça c'est fait facilement. Je la vois me fixer de loin. Je ne dis rien... Si j'avais pu, je l'aurais fait tomber, elle, dans la boue.
Ce soir, c'est la folie dans les toilettes et salles de bains. Toutes se bousculent et crient. Pénélope est là avec Angelina, comme tous les mercredis dans les toilettes près du réfectoire. Certaines savent pourquoi elles sont là, Justine et moi on sent quelque chose de louche, peut-être des affaires de smokkeleer.
Le weekend arrive, nous sommes vendredi soir. Je déteste ce jour, je n'ai aucune envie de rentrer chez moi. A la maison nous sommes trois, maman, mon petit frère et moi. Je n'ai pas de père, je n'en n'ai jamais eu. Ma mère doit donc s'occuper seule de nous, ce n'est pas toujours facile. Elle travaille la nuit et rentre le matin tôt. Nous habitons ensemble dans un petit appartement en ville, drève du Volcan. Mon frère est souvent difficile il ne comprend pas pourquoi il n'a pas le droit d'aller au cinéma ou d'avoir les nouveaux gadgets que ses copains possèdent. Le revenu de ma mère n'est pas terrible, même insuffisant et je fais ce que je peux de mon côté pour ramener ce que j'ai mais la vie reste dure.
Chapitre 2 : L'argent
Lundi matin, Les cours commencent à 9h30. Je n'étais pas mécontente d'y retourner. Ce soir, nous avons réunion entre élèves et avec les éducatrices pour se mettre d'accord sur le film qu'on ira voir mercredi en fin d'après-midi. Je n'avais pas pris d'argent pour cette sortie parce qu'elle ne fut décidée que ce lundi. Je ne pourrai donc pas y aller avec mes amies... Je ne sais pas comment réagir, Pénélope ne va pas comprendre pourquoi je ne serai pas avec elle... Il faut que je trouve quelque chose. Après la réunion, je préviens l'éducatrice que je ne pourrai participer à cette sortie pour cause d'un retard de travail et je dois donc me remettre en ordre.
Vers 21h nous sommes encore toutes dans la chambre d'Angelina et Pénélope entrain de parler du film qu'on ira voir mercredi. L'éducatrice rentre dans cette chambre pleine de brol et nous demande de regagner les nôtres. Elle en profite pour demander un coup de main à Angelina et Pénélope, je me retrouve donc seule dans la pièce. En m'apprêtant à rejoindre Justine, je tombe sur le portefeuille de Pénélope. Sans réfléchir, je l'ouvre et trouve plusieurs billets. 1, 2, 3..., 39 billets de 50 euros! Mais que fait-elle avec autant d'argent sur elle ? Je repense à ce qu'il se passait les mercredis. Je me pose des questions. Je prends un billet en stoumelinks, repose son portefeuille et sors de la chambre. Mon c½ur bat, qu'ai-je fait? Maintenant que j'ai l'argent, je ne peux plus le remettre c'est beaucoup trop risqué mais par contre je peux les accompagner au cinéma. Là-bas nous nous sommes empiffrées de babeluttes.
« J'ai adoré ce film » disait Justine sur le chemin du retour.
« Moi aussi, et le crime était stupéfiant » répondais-je.
« Vous vous imaginez ça ici ? » disait Justine
« Ca serait trop marrant » disait Kelly, une amie à moi.
Et tout le monde riait. Nous arrivons à l'école et Pénélope et Angelina se séparent du groupe. Voilà qu'elles ne sont plus avec nous, elles se dirigent vers les toilettes. 1h plus tard, elles y sont toujours. Justine et moi observons les déplacements. De temps en temps quelques personnes vont et viennent des toilettes. Mais que ce passe-t-il ? Justine me prend la main et m'entraine vers les toilettes. « Je veux savoir » me dit-elle. J'écoute à la porte. Il n'y a aucun bruit. Justine me devance et pousse la porte. Elle ne s'ouvre pas tout à fait. J'entends du remue-ménage à l'intérieur, des choses tombent sur le sol, et la porte s'ouvre enfin. Je tombe nez à nez avec Pénéloppe, Angelina et Kelly. Elles ont l'air vraiment étonnées, embêtées et surtout mal à l'aise. Kelly nous dit « Ah, des nouvelles clientes ? ». Justine me regarde et je vois encore un billet resté sur l'évier. Je repense au portefeuille de Pénélope, tout de suite je fais le rapprochement. Le portefeuille rempli, les allé venues des mercredis, la porte coincée, le billet sur l'évier. Elles trafiquent ! Pénélope me demande ce qu'on fait ici. « Nous heu, ... on va aux toilettes » lui répondais-je. Justine lui dit « Oui, c'est vrai, tu sais celles d'en haut son toujours occupées... »
Toute la nuit, je pense à ce moment. Comment avaient-elles pu me gâcher ça ? Je ne croyais pas Pénélope capable d'une telle chose! Elle, dealeuse ?! Justine non plus n'en revenait pas.
Chapitre 3 : Le crime
Les semaines qui suivirent, j'ai pris l'habitude de prendre de temps en temps de l'argent dans le portefeuille de Pénélope qui continuait son trafic avec Angelina.
Ce jeudi, je suis seule dans la chambre de Pénélope. J'ai l'intention encore de prendre l'argent, mais cette fois ci une plus grosse somme que d'habitude. Je transpire, j'ai les mains qui tremblent. Je devais faire vite. Une fois de retour dans ma chambre je compte les billets. 1, 2, 3,...11 billets ! Ca nous fait à manger pour 2 semaines.
Pour ne pas que ma mère se doute de quelque chose, je lui fais croire que j'ai trouvé un job le dimanche matin à la librairie du quartier.
Le lendemain, lors d'une réunion dans le coin commun l'éducatrice nous annonce qu'une élève s'est fait voler une grosse somme d'argent. Plusieurs filles regardent Justine, c'est vrai qu'elle a déjà eu des antécédents dans ce domaine. Elle est suspecte. L'éducatrice nous explique que l'argent devra être rendu avant la fin de la semaine sinon toutes les chambres seront fouillées ! J'ai la tête qui tourne, je me sens coupable. Nous remontons chacune dans nos chambres. Angelina est furieuse !
Vendredi Angelina demande à me parler durant le temps de midi. Pénélope a 16 ans dans 1 semaine, sûrement qu'Angelina voudra que je l'aide à préparer son anniversaire. Mais étrangement, elle ne me parle pas de l'anniversaire, elle me dit qu'elle m'a vu voler l'argent ! Je suis pétrifiée. Qu'est-ce que je vais faire ? « Je n'en n'ai pas encore parlé à Pénélope. Je te donne jusqu'à mardi pour nous rendre l'argent ! » me dit-elle en s'éloignant. Je reste sur place pendant 5 minutes. Il faut trouver une solution. Elles ne méritent pas cet argent, c'est de l'argent sâle. Elles n'en n'ont pas besoin. Je ne veux pas leur rendre. Comment est-ce que je vais faire ? Il faut qu'Angelina se taise !
Mardi matin, vers 7h nous entendons l'éducatrice crier dans les couloirs
Tout le monde sort de sa chambre et se demande ce qu'il se passe. L'éducatrice choquée, pleure en titubant. Pénélope la suit en criant elle aussi.
Angelina est morte !
Quelques filles, dont Justine, se dirigèrent vers la chambre d'Angelina en courant. Elle est couchée sur son lit, un paquet de frites à côté de l'oreiller. Soudain, la directrice entre et nous dit de toutes retourner dans nos chambres respectives jusqu'à nouvel ordre. Elle n'a pas encore vu le corps. La voilà qui crie à son tour ! L'éducatrice revient dans la chambre, la directrice est tombée dans les pommes. Pendant ce temps, les ragots courent, je ne dis rien. Je regagne ma chambre, Justine est aussi sous le choque, nous voyons de nos fenêtres l'ambulance et la police arriver. Son corps est emmené ensuite, l'ordre a été donné de se diriger vers la salle d'étude où un inspecteur et plusieurs policiers nous y attendent. Monsieur Beulemans, un sacré castard de flic, un vrai dikke nek, veut nous poser différentes questions. Ce klaschkop de menneke nous a donc toutes réunies à l'étude pour nous expliquer ce qu'il s'était passé cette nuit. Angelina avait été tuée. Par qui, comment, pourquoi ? Toutes se posent les mêmes questions. L'éducatrice fournit à Mr. Beulemans une liste des filles proches d'Angelina. Pénélope est la première.
- Depuis combien de temps connaissais-tu Angelina ?
- Environ 3 ans. Nous étions meilleure amie mais je ne sais de rien sur cette affaire !
- ...
Pénélope fond en larme.
Après quelques minutes, elle nous rejoint. Plusieurs filles sont interrogées aussi après elle. Maintenant c'est à mon tour. Je ne me sens pas bien, je commence à me rendre vraiment compte de ce que j'ai fait !
- Bonjour Mademoiselle Vandamme. Sais-tu pourquoi tu es ici ?
- Heuu... Au sujet du meurtre d'Angelina.
- Oui, alors raconte-moi tout ce que tu sais à son sujet et que s'est-il passé ces derniers jours pour qu'une telle révolte soit faite.
J'inspire un bon coup et lui raconte tout, tout depuis le début. Soudainement, je m'arrête. J'hésite à continuer. Dois-je lui raconter aussi cette histoire de trafic avec Pénélope dans les toilettes? Finalement après encore plusieurs questions, il me laisse y aller. J'ai la tête qui tourne, ça ne va vraiment pas. J'arrive dans la salle d'étude et Justine me prend dans ses bras. Une fois que toutes les élèves sont interrogées et que Mr. Beulemans dispose de certains détails, il va voir la directrice. Celle-ci lui donne l'autorisation d'aller visiter quelques chambres et en particulier celle de la victime. Pendant ce temps, un psychologue arrive à l'école. Il prend en charge quelques filles, essaye lui-aussi de comprendre la raison de ce geste. Mais la tension reste très palpable et n'a pas changée. Les heures passent, et nous remontons toutes dans le dortoir. Plus tard, l'inspecteur quitte l'école. Aucuns détails, aucunes précisions n'a été données, peut-être n'avait-il rien trouvé ? Après trois jours nous n'avons toujours pas de nouvelles. Je crois qu'il ne reviendra jamais. Des bruits des plus en plus gros courent, toutes se suspectent entre elles. D'ailleurs Justine est sujette à de nombreuses accusations elle aussi. Certaines parlent même d'une personne extérieure à l'internat... Mais Justine avait-elle une raison de faire ça, mis à part quelques bisbrouilles entre elles ? J'ai envie de me cacher face à tout ça. Je réalise petit à petit l'ampleur de mon acte. Mais comment ai-je pu ? Je ferais tout pour la faire réapparaitre et moi disparaître. Pénélope vient souvent me parler, elle ne va pas bien du tout. Je suis dans une très mauvaise situation.
A notre grand étonnement, l'inspecteur refait surface. Nous sommes à ce moment là dans le réfectoire entrain de manger le souper : un bon stoemp. Après une conversation avec l'éducatrice, il nous rejoint et désire parler à certaines filles, uniquement.